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L'actualité du communisme face à la mondialisation capitaliste
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7 novembre 1997
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Les retards de la Russie
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Le retard économique, social et culturel de la Russie par rapport aux nations capitalistes conjugué au despotisme tsariste
faisait que la Russie était depuis longtemps mûre pour la révolution que des générations d'ouvriers comme d'intellectuels
avaient attendue et espérée. Mais ces mêmes raisons, cette arriération, faisaient que la Russie semblait, de tous les grands
pays, parmi les moins mûrs pour le socialisme.
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La Russie d'avant la révolution était un territoire grand comme l'Europe et l'Afrique réunies, où la grande industrie et,
partant, le prolétariat moderne ne représentaient que des îlots épars dans l'immensité des campagnes où l'on vivait et
produisait comme au Moyen Age, sans pratiquement de routes et de chemins de fer. Les "moujiks" russes, condamnés à l'horizon
borné des villages, n'étaient libérés du servage que depuis à peine cinquante ans. Ils continuaient à vivre sous la coupe
de ces trente mille grands propriétaires fonciers qui possédaient, à eux seuls, autant de terres que les dix millions de
familles paysannes, les cent millions d'habitants des campagnes.
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Mais l'empire russe était, aussi, la plus vaste "prison des peuples", avec une centaine de peuples que les conquêtes
militaires successives avaient annexés dans l'empire tsariste où ils étaient soumis à une oppression brutale. Certaines de
ces régions - la Pologne, la Finlande ou les Pays baltes - avaient atteint un niveau de développement supérieur au reste de
la Russie, tout en restant loin encore de l'Europe occidentale. Mais les sociétés d'Asie centrale étaient inchangées depuis
des siècles, sans parler des nombreuses peuplades des immenses étendues sibériennes dont certaines vivaient encore
pratiquement à l'âge de pierre.
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Une société anesthésiée par l'Eglise, dominée par une bureaucratie tsariste vénale, une noblesse parasitaire, une cour
corrompue, la famille du tsar manipulée par un moine fou et illuminé, Raspoutine, voilà la Russie à la veille de la
Révolution.
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La Russie d'alors était loin, très loin de la France, de l'Allemagne ou des Etats-Unis et plus près de pays comme la Chine ou
l'Inde, tant par ses infrastructures et par sa production de biens matériels. Et le retard était du même ordre sur le plan de
la culture et de la civilisation, ne serait-ce qu'en raison de l'analphabétisme de la majorité de la population.
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Le capitalisme s'est introduit en Russie surtout par l'entremise des capitaux anglais ou français. Cela entraîna la
subordination croissante de la Russie à ces puissances impérialistes et sa participation à la guerre mondiale, pour défendre
à la fois les ambitions dynastiques du tsar et les intérêts du grand capital anglais et français.
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