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Émission n° 1 - 9 avril
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Je m’adresse aux travailleuses et aux travailleurs, comme l’a fait dans le passé Arlette Laguiller lorsqu’elle a
représenté Lutte Ouvrière aux précédentes élections présidentielles.
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Je m’adresse à tous les exploités, ouvriers, employés, techniciens, qui font marcher toute l’économie mais qui n’ont
en contrepartie qu’un salaire dérisoire, alors que tant de riches parasites, gros actionnaires, spéculateurs, amassent des
fortunes sans rien apporter à la collectivité.
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Je m’adresse à tous ceux dont l’activité est utile à la société, personnel des hôpitaux et de l’enseignement,
chercheurs, mais aussi petits paysans, commerçants et artisans qui n’exploitent qu’eux-mêmes.
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On nous parle de « Liberté, Égalité, Fraternité » mais, dans une société où presque tout se vend et s’achète,
pour être réellement libre, il faut être riche. Et quelle est l’égalité et la justice quand les uns passent leur vie au
travail pour survivre, alors que ceux qui n’ont rien fait d’autre qu’apporter des capitaux empochent les milliards
qu’ils ont prélevés sur l’exploitation ? Quelle est la place de la fraternité dans ce système capitaliste, où seuls
comptent la rentabilité et le profit ?
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La crise actuelle aggrave les inégalités. Elle aggrave l’exploitation.
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Pendant que le chômage explosait sur ces cinq dernières années et que les petits boulots occasionnels et mal payés se sont
multipliés, les dividendes des actionnaires ont été préservés, ils ont été garantis. Et mieux même, pour les
actionnaires du CAC 40, ils ont augmenté de 31 %. Pendant que les salaires stagnaient et que le pouvoir d’achat
dégringolait, la rémunération des grands patrons a augmenté de 34 %.
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Pierre Langlet – Roubaix (Nord) : « Ce qui est révoltant c’est par exemple, dans certaines villes du
Nord-Pas-de-Calais, qu’on a justement la misère qui côtoie la richesse. C’est des villes comme Croix, comme Roubaix, où
on a ces anciens industriels du textile qui se sont recyclés, qui ont placé leur argent à la Bourse, qui ont mis de
l’argent dans ces empires comme l’empire Mulliez. Et d’un côté donc c’est des milliardaires qui ne savent plus quoi
faire de leur argent, qui vivent sur un tas d’or, et de l’autre côté des quartiers où on voit le chômage qui augmente,
qui est maintenant à 20 %, 30 %. »
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La classe capitaliste profite de son pouvoir absolu sur l’économie pour faire payer la crise par les classes populaires afin
de sauvegarder ses propres revenus et ses profits.
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Éric Pecqueur, ouvrier dans l’automobile – Valenciennes : « Dans l’usine où je travaille, les
conséquences du chômage, c’est qu’on est 3 000 CDI, et il y a 1 400 intérimaires, et les patrons, ils en profitent
qu’il y a un chômage massif. Ça se traduit dans l’usine par des conditions de travail qui se dégradent. Le patron, il
dit : « Bah écoute, si tu n’es pas content, il y en a des centaines dehors. » Et puis les conditions de travail se
dégradent. On travaille plus, alors que d’autres s’enfoncent dans le chômage. »
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Le patronat se sert du chômage comme d’une arme de guerre contre les travailleurs, pour exercer un chantage permanent et
faire accepter le blocage des salaires, la flexibilité, la précarité, l’augmentation des cadences. Le premier des combats
à mener est contre le chômage, contre les licenciements.
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Les travailleurs n’ont pas à accepter de payer pour les ratés d’une économie dont ils n’ont jamais tiré profit.
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Dans cette campagne je veux dire aux travailleurs que, si individuellement chacun d’entre nous est désarmé devant la
puissance de l’argent, collectivement nous pouvons réagir et changer notre sort.
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Tous ceux qui veulent lever le drapeau des luttes pourront le dire en votant pour ma candidature.
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Émission n° 2 - 9 avril
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Je m’adresse aux travailleuses et aux travailleurs, comme l’a fait dans le passé Arlette Laguiller lorsqu’elle a
représenté Lutte Ouvrière.
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Je m’adresse à tous les exploités, ouvriers, employés, techniciens qui font marcher l’économie mais qui n’ont en
contrepartie qu’un salaire dérisoire, alors que tant de riches parasites, gros actionnaires, spéculateurs, amassent des
fortunes sans rien apporter à la collectivité.
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Je m’adresse à tous ceux dont l’activité est utile à la société, personnel des hôpitaux et de l’enseignement,
chercheurs, mais aussi petits paysans, commerçants et artisans qui n’exploitent qu’eux-mêmes.
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On nous parle de Liberté, Égalité, Fraternité mais, dans une société où tout se vend et s’achète, pour être
réellement libre, il faut être riche. Quelle est l’égalité et la justice quand les uns passent leur vie au travail pour
survivre, alors que ceux qui n’ont rien fait d’autre qu’apporter des capitaux empochent les milliards qu’ils ont
prélevés sur l’exploitation ? Quelle est la place de la fraternité dans ce système capitaliste, où seule compte la
rentabilité ?
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Les travailleurs n’ont pas à accepter de payer pour les ratés d’une économie dont ils n’ont jamais tiré profit.
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Dans cette campagne je veux dire aux travailleurs que, si individuellement chacun d’entre nous est désarmé devant la
puissance de de l’argent, collectivement nous pouvons réagir et changer notre sort.
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Tous ceux qui veulent lever le drapeau des luttes pourront le dire en votant pour ma candidature.
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Émission n° 3 — 10 avril
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Travailleuses, travailleurs,
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Tous ceux qui ont été licenciés le savent : un salarié qui perd son emploi et son salaire perd tout. C’est l’angoisse
du lendemain, le début de la plongée vers la pauvreté.
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Le chômage est un fléau pour les classes populaires, pour ceux qui en sont frappés et pour leurs familles. Pour ceux aussi
qui sont encore en activité mais qui subissent le chantage à l’emploi et qui vivent sous la menace de se faire licencier.
Mais c’est un fléau aussi pour les petits commerçants, artisans, dont le revenu est lié aux salaires des travailleurs.
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Dans les quartiers populaires laissés à l’abandon, le chômage est à la base de l’insécurité, de la violence, du chacun
pour soi, du communautarisme.
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Depuis trente ans, tous les gouvernements qui se succèdent, de droite et de gauche, ont montré qu’ils étaient incapables de
mettre fin au chômage. Leur seule solution est d’accorder des faveurs au grand patronat, des allégements fiscaux, des
diminutions de cotisations patronales.
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Mais les patrons encaissent les cadeaux, profitent des dégrèvements, mais n’embauchent pas.
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Eh bien, puisque l’incitation ne marche pas, il faut leur imposer des mesures contraignantes. Il faut leur imposer
l’interdiction des licenciements sous peine d’expropriation !
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Ceux qui pensent avec moi que ce n’est pas aux classes populaires de payer la crise, et que c’est aux possédants
d’assumer les ratés de leur économie, doivent s’exprimer en votant pour ma candidature.
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Émission n° 4 — 11 avril
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Oui, les travailleurs ont toutes les raisons d’en avoir assez de Sarkozy et de tout ce qu’il représente de servilité
vis-à-vis des riches et de mépris vis-à-vis des pauvres. S’il est obligé de quitter l’Élysée, aucun travailleur ne le
regrettera.
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Pascal Le Manach, ouvrier dans l’automobile – Cléon (Seine-Maritime) : « Moi, je comprends les camarades de
mon entreprise qui disent qu’il faut dégager Sarkozy. Eh bien ça veut dire forcément, aujourd’hui, mettre Hollande à la
place. Et ce n’est pas ça qui changera la situation. Ça n’empêchera pas le patronat de licencier, de supprimer des
emplois, de fermer les entreprises. »
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Les serviteurs politiques vont et viennent mais les vrais maîtres de la société restent en place, avec tout le pouvoir
que leur donnent leur capital et leur mainmise sur les grandes entreprises et sur les banques.
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Les vrais maîtres de la société, ce sont les Peugeot, les Bouygues, les Arnault, les Dassault, les Mittal. Ce sont les
propriétaires et les gros actionnaires des banques et des grandes chaînes de distribution. Ceux-là ne se gêneront pas, les
élections finies, pour procéder aux licenciements et aux fermetures d’usines qu’ils ont programmés dans le secret de
leurs conseils d’administration.
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Si Hollande est élu, les empêchera-t-il de licencier, les obligera-t-il à augmenter les salaires ou à embaucher des jeunes
pour soulager le travail des anciens ? Bien sûr que non ! Avant même d’être élu, il ne le promet pas. Alors, vous
imaginez au pouvoir !
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Les travailleurs et les plus pauvres ont appris à leurs dépens que l’alternance entre la gauche et la droite n’est
qu’une duperie, avec Mitterrand qui promettait de changer la vie mais qui a bloqué les salaires et glorifié la Bourse, ou
plus récemment avec Jospin.
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Valérie Hamon, conductrice de train – Rennes (Ille-et-Vilaine) : « Moi je me souviens, ainsi que mes
collègues, notamment les plus anciens, du passage de la gauche au gouvernement, et notamment de Mitterrand qui, dans les
années quatre-vingt, avec Fiterman, a transformé la SNCF en entreprise industrielle et commerciale, c’est-à-dire avec comme
but premier, non pas de rendre service au public, mais de faire du profit. Et je me souviens, sous Jospin en 1997, avec le
ministre des Transports Gayssot qui a poursuivi la politique entamée par la droite, qui était une première étape de la
privatisation de la SNCF. Et sous la gauche, les suppressions de postes, les milliers de suppressions de postes n’ont pas du
tout arrêté, elles ont continué en permanence. Aucun départ, pratiquement, n’a été remplacé, aucun départ en
retraite. »
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Aucun grand progrès pour les travailleurs n’est venu des gouvernements. Tout ce qu’ils ont obtenu, ils l’ont arraché
au patronat, par leurs grèves, par leurs manifestations. Il n’y a jamais eu de sauveur suprême pour les travailleurs.
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Jean-Pierre Mercier, ouvrier dans l’automobile – Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : « Dans six mois, les
élections présidentielles, on aura oublié. Par contre, ce qu’on n’aura pas oublié, c’est les licenciements, le blocage
des salaires, les fermetures d’usines. Et il faudra qu’on se batte. Quel que soit le président qui sera élu, il faudra
qu’on se batte contre le gouvernement et contre nos patrons qui seront complices, ça c’est certain. »
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Quel que soit l’élu, il faut se préparer à nous défendre. Le chômage, les bas salaires, la perte du pouvoir d’achat
ne sont pas une fatalité. On peut les combattre. Mais à condition que l’on impose au patronat l’interdiction des
licenciements et la répartition du travail entre tous sans perte de salaire. À condition de lui imposer une hausse importante
des salaires et de les garantir par leur indexation sur les prix. À condition d’imposer la suppression du secret des
affaires, premier pas vers le contrôle des travailleurs et des classes populaires sur les entreprises.
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C’est ce programme, un programme pour les luttes futures, que je vous demande d’approuver en votant pour ma candidature.
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Émission n° 5 — 11 avril
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Cela fait plusieurs années que les hausses de prix diminuent le pouvoir d’achat. Pour les salariés, c’est de plus en plus
dur de joindre les deux bouts.
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Éric Pecqueur, ouvrier dans l’automobile – Valenciennes (Nord) : « Moi, je travaille dans une entreprise
automobile, dans le Nord, et puis les salaires sont faibles. À l’embauche c’est 1 200 euros, et quand on paye 600 euros
de loyer et puis qu’on doit mettre le gasoil pour venir à l’usine, bah il ne reste plus grand-chose à la fin du mois. »
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Mais combien d’entre nous, qui n’ont qu’un travail à temps partiel, un emploi intermittent, doivent s’en sortir
avec 700, 800 euros ?
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Combien de retraités qui ont travaillé toute leur vie voient leur maigre pension diminuée par l’inflation ?
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Combien de familles de travailleurs ne s’en sortiraient pas sans les Restos du cœur ou les épiceries sociales ?
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Combien de familles ouvrières ne peuvent pas payer leur facture d’électricité et doivent se limiter à ne chauffer qu’une
seule pièce de leur logement ?
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Combien ne peuvent pas se soigner convenablement ?
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Toutes les familles de travailleurs attendent avec angoisse les fins de mois, car elles ont de plus en plus de mal à acheter le
nécessaire.
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Alors, rien que pour rattraper le pouvoir d’achat perdu, il faut une augmentation massive, générale, des salaires. Pas un
salaire ou une retraite ne doit être inférieur à 1 700 euros net !
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Et pour préserver le pouvoir d’achat, il n’y a pas d’autre moyen que d’imposer l’échelle mobile des salaires,
d’imposer que les salaires, les retraites et les allocations augmentent automatiquement en fonction des hausses de prix.
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Émission n° 6 — 12 avril
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C’est souvent lorsqu’une entreprise met la clé sous la porte que ses travailleurs, et parfois toute la population d’une
ville, sont brutalement confrontés à la catastrophe.
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Les ouvriers, les employés, qui se retrouvent d’un seul coup au chômage, n’ont plus alors que leurs yeux pour pleurer,
alors que le plan de licenciements ou de fermeture était préparé depuis deux, voire trois ans, dans le secret du conseil
d’administration.
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Les patrons des grandes entreprises se donnent le droit de détruire la vie de leurs travailleurs, de ruiner une région en
poussant à la faillite les épiciers, les cafetiers, les garagistes, dont la clientèle est constituée de salariés. Pour
dissimuler leurs préparatifs, ils mentent comme des arracheurs de dents. Ils mentent sur leurs projets de licenciements ou de
délocalisation. Ils mentent sur les dégâts que leur production peut causer à l’environnement. Ils sont même capables de
mentir pour vendre comme médicaments des produits qui tuent. Il ne faut pas leur laisser la possibilité de se cacher derrière
le secret des affaires.
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Les salariés, les consommateurs ont le droit de connaître les comptes et les projets des entreprises de leur ville et de leur
région. Les travailleurs savent, collectivement, tout ce qui se passe dans leur entreprise. Il faut qu’ils aient le droit de
regrouper les informations et le droit de les rendre publiques. Ils pourraient ainsi dévoiler les mauvais coups et s’y
opposer.
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Jean-Pierre Mercier, ouvrier dans l’automobile, Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : « Concrètement, le
secret des affaires c’est quoi ? Dans l’entreprise automobile où je travaille, depuis plusieurs années les patrons ont
concocté, planifié, la fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois, qui emploie plus de 3 500 travailleurs. Et si les
syndicats n’avaient pas eu connaissance par hasard de ce plan de fermeture secret et ne l’avaient pas révélé aux
travailleurs, eh bien on aurait eu bien du mal à commencer à s’organiser pour défendre les emplois. Alors oui,
l’abolition du secret des affaires, eh bien c’est vital pour les travailleurs, d’abord et avant tout pour commencer à
s’organiser contre les mauvais coups. Eh oui, il faudra bien un jour ou l’autre que les travailleurs, ils puissent
contrôler tout ce qui se passe dans les bureaux des grands patrons de ces grandes entreprises. »
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Alors il faut avoir accès aux projets à court et à long terme, notamment ceux de fermeture ou de délocalisation, pour
que la population en soit avertie et puisse réagir.
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Les patrons nous rabâchent que les salariés coûtent cher. Mais combien leur rapportent-ils ? Et combien leur coûtent les
actionnaires ?
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Il faut savoir comment l’entreprise utilise ses profits, la part distribuée aux propriétaires, celle versée aux banques, la
part du profit utilisée aux investissements productifs et celle consacrée aux opérations financières, c’est-à-dire à la
spéculation. Chacun pourrait alors constater qu’à part la volonté des actionnaires d’augmenter leurs profits, les
licenciements ne sont jamais justifiés.
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Imposer la suppression du secret industriel et commercial est un premier pas vers le contrôle des travailleurs et de la
population sur les entreprises. Les capitalistes et leurs porte-voix diront que c’est une violation inacceptable de la
propriété privée. Oui, c’en est une ! Mais les banquiers et les grandes entreprises ne se gênent pas pour violer la
propriété de plus petit qu’eux et leur imposer leur contrôle.
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Les intérêts des petits producteurs, fournisseurs ou sous-traitants des grandes entreprises convergent avec ceux des
salariés. Ils ont tout intérêt à dévoiler les agissements des grandes entreprises et des banques, leurs escroqueries, leurs
gaspillages et tous les mauvais coups portés à la société dans le seul but d’accroître les profits privés de leurs
actionnaires.
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Pierre Langlet – Roubaix : « Le 22 avril, votez et faites voter Nathalie Arthaud. »
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Émission n° 7 — 12 avril
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Qui, dans les classes populaires, a intérêt à ce que l’armée française mène en Afghanistan une guerre qui lui vaut la
haine de la population de ce pays ?
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Qui a tiré avantage des bombardements sur la Libye, en dehors du seul Dassault, pour qui cette guerre a représenté de la
publicité sans frais pour son avion Rafale ?
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Qui, dans les classes populaires, a eu intérêt à l’intervention des troupes françaises en Côte d’Ivoire ?
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Le coût de tout cela se chiffre en milliards, alors qu’il manque de l’argent pour les écoles, pour les hôpitaux, pour les
services publics.
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On nous parle de défense nationale. Mais qui nous a attaqués ? L’Afghanistan ? La Libye ? La Côte d’Ivoire ?
Depuis la Deuxième Guerre mondiale, il y a près de soixante-dix ans, personne n’a attaqué la France, alors que
l’impérialisme français, lui, a mené des guerres coloniales abjectes, du Vietnam à Madagascar, de l’Algérie au
Cameroun.
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Sur le terrain du militarisme et de l’impérialisme français, tous les grands partis sont d’accord et il n’y a nulle
différence entre la gauche et la droite.
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Les troupes françaises stationnent dans tous ces pays d’Afrique pour protéger des régimes qui défendent les intérêts du
grand capital français, même lorsque leur peuple les rejette. Alors oui, le mouvement ouvrier devrait s’élever contre
toutes ces interventions et revendiquer le retrait immédiat des troupes françaises de ces pays.
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À bas l’impérialisme français !
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Émission n° 8 — 13 avril
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Hollande ou Sarkozy ? Quel sera le ticket gagnant ? Qui, de Bayrou, Marine Le Pen et Mélenchon, sera placé dans ce PMU
dont on nous dit qu’il peut rapporter gros ?
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Et nous n’avons que trop vu dans le passé que, dans cette course-là, les travailleurs sont toujours perdants, même
lorsqu’ils croyaient avoir gagné.
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Une fois les élections faites, le président est libre de renier ses promesses et de gouverner comme le lui demandent les
maîtres de la société, les marchés financiers, le grand patronat, les banquiers.
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Sarkozy comme Hollande prétendent pouvoir agir sur la crise économique. Mais, la crise l’a montré, aucun dirigeant, aucun
économiste ne sait comment reprendre le contrôle de cette économie complètement folle, guidée par la seule course au profit
privé. La seule chose sur laquelle ils sont tous d’accord, c’est d’en faire payer le prix aux classes populaires.
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Alors, il ne faut pas que leurs bluffs, leurs mensonges, leurs fausses promesses détournent les travailleurs de la seule
question qui compte : comment sauver notre emploi et notre salaire contre l’avidité des groupes industriels et financiers
qui saignent les classes populaires ?
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Je me présente pour avancer des objectifs à imposer à la classe possédante pour sauver notre peau. Je ne dis pas qu’il
suffit de bien voter. Je dis, au contraire, que les classes sociales victimes de la crise doivent lutter pour se défendre, et
qu’elles en ont la force.
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Je demande à tous ceux qui font confiance à la classe ouvrière, et à sa capacité de lutter, de l’affirmer en votant pour
ma candidature.
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Émission n° 9 — 14 avril
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Salah Keltoumi, ouvrier dans l’automobile – Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : « Je travaille et je vis
en France, et j’ai le droit de vote. Mon père et ma mère y vivent depuis 1963. Mon père a travaillé toute sa vie dans une
entreprise de travaux publics. Il a payé des taxes et des impôts. Et pourtant, ni mon père ni ma mère n’ont le droit de
vote. Est-ce que vous trouvez ça normal ? »
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Eh bien, non, ce n’est pas normal ! Les travailleurs immigrés assurent une bonne partie du travail dans nombre de
métiers pénibles ou dangereux. Regardez les chantiers du bâtiment et des travaux publics. Les travailleurs immigrés font
tourner les chaînes de production dans bien des entreprises. Ils contribuent à la production de richesses, contrairement à
tant de riches parasites.
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Salah Keltoumi, ouvrier dans l’automobile – Aulnay-sous-Bois (93) : « Dans l’entreprise où
je travaille, sur les chaînes de production, il y a quarante nationalités différentes. Il y a des Français, des Marocains,
des Algériens, des Maliens, des Sénégalais, des Serbes, des Portugais et encore beaucoup d’autres. Dans toutes les voitures
qui sortent au bout des chaînes, il y a le travail de ces milliers d’ouvriers de toutes les nationalités. Et sur les
chaînes, quand on se crève au travail, quelle différence ça fait d’être français ou immigré ? »
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C’est toute la classe ouvrière qui est sous-représentée dans l’électorat, du fait que les travailleurs immigrés
sont écartés du droit de vote.
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En revanche, on ne demande pas une carte d’identité nationale aux milliardaires d’autres pays qui viennent acheter des
usines, qu’ils peuvent fermer ou délocaliser. On n’en demande pas aux magnats de la presse qui achètent des journaux ou
des chaînes de télévision avec lesquels ils pèsent sur l’opinion publique et sur la vie sociale, infiniment plus qu’avec
un bulletin de vote.
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Accorder le droit de vote dans toutes les élections à tous ceux qui travaillent ici, qui paient des impôts et des cotisations
sociales, serait un geste démocratique élémentaire.
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Pourtant, tous les candidats dits « grands » y sont opposés. La droite, complètement ; quant à la gauche elle le
refuse pour les élections nationales.
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Les candidats de droite et d’extrême droite font des travailleurs immigrés des boucs émissaires, en prétendant qu’ils
sont responsables du chômage ou de l’insécurité, alors que les responsables du chômage sont les patrons licencieurs, et
que le chômage est le terreau de l’insécurité.
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Agathe Martin, ouvrière – Seine-Saint-Denis (93) : « Quand une usine menace de fermer, nous, les travailleurs,
qu’on soit français, qu’on soit immigré, on court tous le même danger. Demain au chômage et après-demain dans la
misère ? Alors, pour empêcher cette catastrophe, il faut qu’on se batte ensemble, la main dans la main. Et c’est dans
ces moments-là, dans les grèves, dans la lutte collective, qu’on se rend compte que la seule vraie division, c’est pas les
bêtises qu’on nous raconte sur les Français et les immigrés ; la seule division, c’est celle qui existe entre les
exploiteurs et les travailleurs. »
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Ce que j’ai à dire à l’ensemble des travailleurs est que ceux qui les dressent les uns contre les autres sont les
pires ennemis du monde du travail. Tous ceux qui vivent de leur travail, qui peinent à nos côtés, mal payés et exploités
comme nous tous, sont une partie de nous-mêmes, quelles que soient leur nationalité et leur origine.
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Non, l’avenir n’est pas dans le repliement communautaire mais dans la lutte menée ensemble pour se défendre aujourd’hui
contre le grand patronat et ses serviteurs politiques, et pour contester demain le règne du grand capital sur la société.
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C’est dans cette lutte collective, dans la fraternité entre travailleurs, que se forgera l’unité de la classe ouvrière
contre les riches parasites qui nous exploitent.
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Émission n° 10 — 14 avril
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Oui, je l’affirme, l’interdiction des licenciements est une mesure d’urgence ! Par ces temps de crise, il est criminel
de priver un travailleur de son emploi et de son salaire, sa seule ressource.
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Les porte-voix des grandes entreprises invoquent toujours le cas des petites entreprises qu’une telle interdiction ruinerait.
Défendre les grandes entreprises en invoquant les petites est une escroquerie. Ce ne sont pas les revendications légitimes de
leurs salariés qui étranglent aujourd’hui tant de PME sous-traitantes, mais les banques et les grands donneurs d’ordre.
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Les licenciements et les suppressions d’emplois les plus massifs viennent de grandes entreprises ou de grands groupes
financiers riches à milliards et qui, malgré la crise, continuent d’engranger des profits. Ils n’auraient aucun mal à
consacrer une fraction de ces profits au maintien de tous les emplois sans diminution de salaire. Qui croira que Total,
Peugeot-Citroën, Unilever ou ArcelorMittal seraient ruinés en assumant ce minimum de devoir à l’égard de la société ?
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C’est aux grandes entreprises de payer pour les PME, leurs filiales ou leurs sous-traitants qui ne pourraient pas financer le
maintien de ces emplois.
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Rien ne peut justifier la catastrophe que représente le licenciement pour une famille ouvrière et, au bout du compte, pour
toute la société.
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Si vous êtes d’accord pour imposer l’interdiction des licenciements, quel que soit le futur gouvernement, dites-le en
votant pour ma candidature.
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Émission n° 11 — 16 avril
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Sarkozy et Hollande sont d’accord pour nous dire que la dette de l’État est énorme, qu’il faut la rembourser et accepter
de faire des sacrifices, pour que ce ne soit pas nos enfants, nos petits-enfants, qui aient à le faire.
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Mais qui a fait cette dette ? Vous ? Moi ? Les ouvriers ? Les paysans ? Les petites gens ? L’État a-t-il
emprunté pour aider les retraités, les chômeurs, les victimes de la crise ? Mais non !
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L’État a fait 500 milliards de dette supplémentaire pour venir au secours des banquiers et des grandes entreprises du CAC
40, comme les groupes de l’automobile. C’est à eux de rembourser !
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Il n’y a pas de raison d’imposer aux classes populaires le paiement d’une dette qu’elles n’ont pas faite et dont elles
n’ont pas tiré profit.
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Et le plus révoltant, c’est que ce sont précisément les banques, que les États ont sauvées de la noyade, qui sont les
bénéficiaires de toute cette affaire. C’est auprès d’elles que l’État s’est endetté et c’est à elles que
l’État paie près de cinquante milliards d’intérêts par an.
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C’est un racket exercé sur toutes les classes populaires au profit des banquiers.
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Par leurs spéculations hasardeuses, par leur avidité, par leur irresponsabilité à l’égard de la société, les banquiers
ont mené le monde à la crise financière.
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Pour les empêcher de nuire à nouveau, la seule politique juste serait de les exproprier, sans indemnité ni rachat, de
fusionner les banques et de les mettre sous le contrôle de la population. Si l’économie ne peut pas se passer des banques,
elle peut se passer de banquiers.
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Émission n° 12 — 17 avril
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De La Réunion à Mayotte en passant par la Nouvelle-Calédonie, de Saint-Pierre-et-Miquelon à la Guyane, de la Guadeloupe à
la Martinique, de Wallis-et-Futuna à la Polynésie comme en France continentale, Sarkozy est le président des riches, des
capitalistes exploiteurs, qu’ils soient békés, européens, antillais ou autres.
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Ghislaine Joachim-Arnaud, représentante de Nathalie Arthaud en Martinique : « Dans tous ces pays des
départements ou territoires d’outre-mer, c’est le chômage pour plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans, ce sont
les bas salaires, la précarité, le manque de logements, la fermeture de classes, des soins au rabais.
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Tout ce que vous, classes travailleuses de France, connaissez, tout ce dont vous souffrez, dans nos pays c’est la même
chose, mais en pire. Le chômage est plus massif, les salaires ouvriers plus bas et les exploiteurs plus méprisants.
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C’est aussi, d’un côté, de riches propriétaires qui ont le soutien et les aides du gouvernement de Sarkozy et, de
l’autre, la très grande majorité de la population qui vit dans des conditions difficiles et ne sait pas comment joindre les
deux bouts.
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S’ajoutent bien des marques laissées par le passé esclavagiste dans l’attitude d’une couche dirigeante,
descendants des anciens maîtres d’esclaves et dont certains ont tendance à oublier que ce temps-là est révolu.
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Quant au passé colonial, malgré la transformation d’anciennes colonies en départements, il est encore présent.
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Sarkozy, le défenseur attitré des riches, est dépassé dans les sondages par Hollande, qui sous une étiquette
socialiste s’apprête à nous faire continuer à payer les conséquences de cette crise économique et financière, dont
l’immense majorité de la population n’est pas responsable.
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Le 21 et le 22 avril, salariés, retraités, chômeurs, jeunes, petits producteurs, choisissez le bulletin de Nathalie
Arthaud, pour dire clairement que vous n’êtes pas dupes de ce jeu politique alterné droite-gauche.
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Dites que vous tirez les leçons du passé, dites que vous avez confiance dans les luttes puissantes, plus amples encore
que celles de février-mars 2009 aux Antilles, qui soient assez fortes et assez conscientes pour changer le rapport des forces
avec les possédants.
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Dites que, pour ne pas faire les frais de la crise, vous approuvez le programme d’objectifs revendicatifs que vous
indique Nathalie Arthaud : augmentation des salaires, des pensions et des allocations, indexée sur l’augmentation des
prix ; interdiction des licenciements, et répartition du travail entre tous ceux et toutes celles qui sont en âge de
travailler, sans perte de salaire ; contrôle des travailleurs et de la population laborieuse sur les comptes des entreprises,
expropriation de toutes les banques, sans indemnité ni rachat, et leur regroupement en une seule banque sous le contrôle de la
population laborieuse.
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Avec le bulletin de Nathalie Arthaud, vous direz que vous avez confiance dans les capacités du monde du travail à se
mettre debout pour que ça ne soit pas lui qui fasse les frais de cette crise.
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Avec le bulletin de Nathalie Arthaud, vous direz que vous refusez de payer la crise à la place des riches.
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Le vote pour Nathalie Arthaud est le seul vote utile pour votre avenir et qui témoignera que votre vie dépend
essentiellement des luttes que votre camp développera demain.
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Le 21 et le 22 avril, votons dans notre camp, votons communiste, votons Nathalie Arthaud. »
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Émission n° 13 — 17 avril
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Une usine qui ferme tous les jours, de 800 à 1 000 chômeurs supplémentaires chaque jour, voilà le bilan pour les classes
populaires. C’est une véritable hémorragie contre laquelle il faut prendre des mesures exceptionnelles.
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En hiver, il y a la trêve des expulsions locatives, c’est une mesure d’urgence. Eh bien, dans la situation actuelle, avec
plus de quatre millions de chômeurs, il faut imposer au patronat l’interdiction des licenciements pour stopper
l’hémorragie. Pour empêcher que certains se tuent à la tâche pendant que d’autres se désespèrent de ne pas avoir de
travail, il faut imposer au patronat de répartir le travail entre tous, en maintenant les salaires.
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Imposer cela est vital pour tous ceux qui sont menacés de licenciement. Mais c’est vital aussi pour tous les salariés. Le
patronat se sert du chômage pour exercer un chantage contre ceux qui sont en activité, pour faire accepter les salaires
insuffisants, la flexibilité, la précarité, l’augmentation des cadences. Le chômage est une arme de guerre du patronat,
contre tous les travailleurs.
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En affirmant qu’il faut interdire les licenciements, vous direz votre volonté que les travailleurs ne soient plus victimes
d’un système capitaliste qui détruit l’emploi pour enrichir les actionnaires.
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Émission n° 14 — 18 avril
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Qui, dans les classes populaires, n’a pas constaté la dégradation accélérée des services publics ?
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Pour les salariés qui sont contraints d’allonger leur temps de travail par une, voire deux heures passées dans les
transports publics, les rames de métro bondées, les trains de banlieue ou les TER qui arrivent systématiquement en retard
représentent une usure supplémentaire.
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Valérie Hamon, conductrice de train – Rennes (Ille-et-Vilaine) : « Je suis conductrice de train, et les
dégradations dans les transports publics, on sait ce que ça veut dire. Et ce n’est pas étonnant quand on supprime
4 000 à 5 000 emplois par an. Les usagers d’ailleurs le constatent chaque jour : les queues qui se rallongent aux
guichets, le manque de personnel pour les renseigner sur les quais, les trains qui sont en retard à répétition, avec des
incidents techniques qui se multiplient. Et nous, les cheminots, eh bien, bien sûr, on les subit aussi, ces dégradations. On
voit les cadences qui s’accélèrent, on voit aussi les plannings qui changent chaque jour et même la sécurité, même au
niveau de la sécurité, ça s’aggrave. Depuis le début de l’année il y a eu quatre morts sur les chantiers de réparation
des voies. C’est ça les services publics ? »
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L’accès à la santé est de plus en plus difficile avec, année après année, des milliers de lits d’hôpitaux en
moins, la fermeture d’hôpitaux de proximité et de maternités.
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Entre le déremboursement des médicaments, les franchises médicales, les dépassements d’honoraires, se soigner est devenu
un problème pour beaucoup.
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Dans les communes populaires, les classes manquent d’enseignants parce qu’il n’y a plus de remplaçants. Des élèves en
difficulté s’installent dans l’échec et le rejet de l’école, sans que l’enseignant ne puisse rien faire, parce
qu’il ne peut pas travailler en petits groupes en consacrant à chaque élève le temps qu’il faut.
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Dans les services publics, le non-remplacement d’un travailleur sur deux partant à la retraite s’ajoute à l’insuffisance
de financements par l’État. Et c’est au personnel des hôpitaux, aux travailleurs des transports publics, aux enseignants,
qu’on impose de rattraper les défaillances de l’État.
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Agathe Martin, ouvrière – (Seine-Saint-Denis) : « Quand on est une travailleuse et une mère de famille,
qu’est-ce qu’on fait quand il n’y a plus de place en crèche ? Quand on a de moins en moins de possibilités de faire
garder ses enfants et qu’on n’a pas les moyens de se payer quelqu’un pour le faire, comment on s’en sort ? »
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Oui, ce sont les classes populaires qui sont les victimes de cette politique. Quand on est riche, on peut éduquer ses
enfants dans des écoles sélectes et se faire soigner dans des cliniques privées. Pas quand on est pauvre.
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Alors il faut faire cesser tous les cadeaux, directs ou indirects, de l’État au patronat : subventions, dégrèvements
fiscaux, allègements de cotisations sociales, sans parler des innombrables cadeaux accordés aux classes riches, parmi lesquels
le bouclier fiscal de Sarkozy n’est que le plus cynique.
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Avec l’argent ainsi économisé, l’État pourrait et devrait créer des emplois utiles.
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Il faut imposer à l’État une politique de grands travaux. Il faut qu’il investisse lui-même pour construire des écoles,
des logements à la portée d’un salaire d’ouvrier, des infrastructures dans les quartiers populaires. Il faut créer un
service public de construction qui puisse embaucher directement, sans en passer par les bétonneurs et les margoulins qui
cherchent à s’enrichir avec l’argent public.
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C’est possible, si l’on cesse non seulement les cadeaux aux entreprises capitalistes, mais aussi si l’on taxe lourdement
les profits, la spéculation, les hauts revenus.
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En votant pour ma candidature, c’est ce choix-là que vous approuverez.
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Émission n° 15 — 19 avril
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Je m’adresse à tous les jeunes des quartiers populaires qui, après avoir été exclus de l’école trop tôt, sont baladés
de petits boulots en longues périodes de chômage. Ils savent que la vie de leurs parents n’a jamais été rose, mais avec la
crise et le chômage, ils se disent que, pour eux, ce sera pire.
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Je m’adresse à tous ces jeunes des quartiers populaires qui subissent le contrôle au faciès, qui sont marginalisés et
accusés à longueur de journée de tous les maux de la société.
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Je m’adresse aussi aux jeunes diplômés qui rêvent peut-être d’une carrière à la Steve Jobs ou à la Bill Gates, mais
que la réalité cloue aujourd’hui au comptoir d’un fast-food ou à une caisse de supermarché.
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Pierre Langlet, enseignant – Roubaix (Nord) : « Quand je vois que les classes n’arrêtent pas d’être
surchargées, qu’il y a de moins en moins de professeurs, je trouve ça scandaleux. Il y a combien de jeunes aujourd’hui à
l’université qui ont tout à fait les capacités pour pouvoir être professeurs et qui pourraient être embauchés, et qui
aujourd’hui n’ont même pas un poste et se retrouvent à faire quoi ? À être livreurs de pizza ? »
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Je dis à tous ces jeunes : vous avez toutes les raisons de vous révolter.
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Qu’est-ce que c’est que cette société, où une minorité peut gagner, sur une bonne affaire ou en quelques jours, ce que
ne gagnera jamais aucun salarié toute sa vie durant ?
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Qu’est-ce que c’est que cette société, où on trouve des milliards pour les banquiers, des milliards pour les marchands
d’armes, et où on nous dit qu’il n’y en a plus pour construire des logements, des écoles, des hôpitaux ?
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Qu’est-ce que c’est que cette société, où l’argent, les profits, le luxe comptent plus que la vie humaine ?
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Jonathan, étudiant – Paris : « Aujourd’hui, quand on est jeune, on ne peut être que révolté par cette
société capitaliste. On est au XXIe siècle et, on le voit bien depuis des années, les guerres, elles se multiplient aux
quatre coins du monde. Il y a des centaines de millions de gens sur cette planète qui sont sous-alimentés et qui n’ont pas
de quoi manger à leur faim, et même dans des pays riches comme la France. Et les gens qui vont aux Restos du cœur, ils sont
de plus en plus nombreux et notre génération, elle risque d’être la première depuis des décennies qui va vivre moins bien
que ses parents. Et on le voit bien, autour de moi, les jeunes, mes copains, ils enchaînent les petits boulots mal payés, la
galère quotidienne et certains même, ils sont obligés de manger dans des soupes populaires. Et moi je pense que, quand on est
jeune aujourd’hui, pour préparer notre avenir, il faudra remettre en cause ce système capitaliste et il faudra qu’on se
prépare à se révolter et à se défendre. »
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Oui, cette société fonctionne à l’envers et elle est condamnée à disparaître. Mais elle ne disparaîtra pas toute
seule !
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Ne cédez pas au conformisme de cette société ! Refusez la résignation ! Ne laissez pas la politique à des politiciens
professionnels qui en font une carrière personnelle, mais qui se moquent de la collectivité et de son avenir !
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Il n’y a pas de cause plus enthousiasmante que de s’engager pour transformer la société de fond en comble, afin qu’il
n’y ait plus de privilèges ni de privilégiés, car la contrepartie, c’est l’exploitation et l’oppression pour la
majorité.
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Cette société est porteuse d’une révolution sociale. Alors, rejoignez ceux qui la préparent consciemment et qui luttent
pour l’émancipation sociale.
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Exprimez votre choix en votant pour une candidate communiste !
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Jonathan : « Alors, tous les jeunes qui se reconnaissent dans ces idées, tous ceux qui veulent en finir avec le
capitalisme et qui espèrent dans ces luttes collectives, le 22 avril, ils auront l’occasion de le dire en votant et en
faisant voter pour Nathalie Arthaud. »
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Émission n° 16 — 19 avril
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Il faut répartir le travail entre tous.
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Dans les hôpitaux, le personnel est débordé et ne peut faire face qu’en faisant des heures supplémentaires non
rétribuées.
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Dans les écoles des quartiers populaires, les classes sont surchargées, alors qu’il faudrait diminuer le nombre des élèves
pour que puisse être assurée une éducation que tant d’enfants n’ont pas dans leur milieu familial.
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Et on ose nous dire qu’il y a trop d’enseignants et trop de personnel soignant ? C’est le contraire. Il faut embaucher
dans les services publics et répartir le travail.
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Dans les entreprises privées, les patrons font systématiquement le choix de faire faire le même travail, voire davantage, par
un nombre plus réduit de travailleurs. Les cadences augmentent, l’exploitation des uns s’aggrave, alors que les autres sont
condamnés au chômage. Les capitalistes appellent cela la compétitivité, mais c’est la recherche du profit maximum, en
usant les travailleurs et en fabriquant des chômeurs.
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Où est le progrès sur le plan humain et social, lorsque l’on tue les uns au travail et que l’on transforme les autres en
chômeurs ? Le simple bon sens commanderait de faire l’inverse. Il faut répartir le travail entre tous les bras
disponibles, sans diminution de salaire.
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Jean-Pierre Mercier, ouvrier dans l’automobile – Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : « Les patrons nous
répondent : « Oui mais ça, ça nous coûterait de l’argent, à nous employeurs. » Ben oui, ça vous coûterait de
l’argent, mais vous en avez, de l’argent. Eh bien, il faut leur imposer d’utiliser cet argent pour maintenir les emplois
et maintenir les salaires. »
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Tout cela, vous pouvez l’affirmer avec moi en votant pour ma candidature.
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Émission n° 17 — 20 avril
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Je me revendique du communisme tel qu’en ont rêvé des générations d’ouvriers, d’une société débarrassée de la
dictature de l’argent, de l’exploitation, de la concurrence et des crises. Une société gérée fraternellement et
démocratiquement par la collectivité de ceux qui travaillent et produisent.
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Je me revendique des idées d’émancipation sociale qui ont inspiré les Communards en France et que les ouvriers russes ont
commencé à réaliser en 1917.
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Je me revendique d’un courant communiste qui a toujours combattu la dictature de la bureaucratie qui s’est installée en
Union soviétique sur les ruines du pouvoir ouvrier, comme il a combattu ses copies dans les pays de l’Est ou le régime
chinois qui, derrière une étiquette communiste, dissimule un capitalisme sauvage.
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Qui, mieux que ma camarade Arlette Laguiller, peut évoquer la tradition communiste du mouvement ouvrier ?
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Arlette Laguiller : « Le courant communiste est aussi ancien que l’est le mouvement ouvrier lui-même. Il a
été porté par des générations de femmes et d’hommes qui ne pouvaient pas accepter l’idée que la société capitaliste
puisse être l’avenir de l’humanité, alors qu’elle est aussi injuste qu’aveugle.
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À certains moments, ce courant était représenté par des grands partis, comme l’étaient le Parti socialiste à sa
naissance ou le Parti communiste un peu plus tard. Ils étaient alors internationalistes et avaient pour programme
l’expropriation de la classe capitaliste, la suppression de la propriété privée des entreprises et des banques et leur
remplacement par la propriété collective. Ils avaient pour programme la transformation de l’économie de fond en comble pour
produire en fonction des besoins et non en fonction de ce qui rapporte du profit privé à une poignée de grands capitalistes.
Ils avaient pour programme un État sans armée professionnelle, sans militarisme, et géré par des femmes et des hommes élus,
mais aussi révocables à tout instant, sans privilèges.
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Au fil du temps et sous la pression du capitalisme, les directions de ces grands partis ont trahi leur cause pour
s’intégrer dans le système et limiter leurs aspirations politiques à devenir les gérants loyaux d’une société dominée
par le grand capital. »
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Le courant communiste a connu des hauts et des bas mais il n’a jamais disparu. Aux pires moments de réaction, il y a
toujours eu des femmes et des hommes qui relevaient le drapeau.
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La crise économique bouleverse la vie de millions de familles, de jeunes qui ne se voient pas d’avenir. Elle remue les
consciences. Un nombre croissant de femmes et d’hommes se convaincront que renverser le pouvoir de la bourgeoisie n’est pas
une utopie, mais une nécessité.
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Débarrassée de la mainmise des intérêts privés sur les richesses et les moyens de les produire, débarrassée de
l’exploitation et de la course aux profits, la collectivité pourra maîtriser consciemment sa vie économique. Elle pourra
alors produire tout ce qui est utile et nécessaire mais rien que cela, dans le respect des hommes et de la nature, afin que
tous les êtres humains profitent du progrès et accèdent à l’éducation, à la culture, aux loisirs.
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L’exploitation disparue, disparaîtront les autres formes d’oppression en fonction du sexe ou de la nationalité.
L’humanité pourra alors constituer un seul et même peuple, avec une seule patrie, la Terre.
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Voter pour ma candidature, c’est affirmer que vous partagez cette vision de l’avenir, et rejoignez ceux qui agissent pour
que le rêve de l’émancipation sociale se transforme en réalité.
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Émission n° 18 — 20 avril
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Travailleuses, travailleurs,
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Une fois l’élection passée, la crise continuera, et le patronat, les banquiers, redoubleront d’attaques pour prélever sur
les exploités les profits que le marché n’est plus capable de leur rapporter. La classe capitaliste pourra compter sur le
gouvernement, quelle que soit son étiquette.
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Quelle que soit l’issue finale de l’élection, nous ne ferons pas l’économie de la lutte. Ce qui comptera pour
l’avenir, c’est la capacité collective de tous les exploités, de toutes les victimes de la crise, d’inverser le rapport
de forces avec la grande bourgeoisie.
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C’est à notre portée. La classe ouvrière représente une force considérable, irrésistible, dès qu’elle a conscience de
ses intérêts et ne compte sur personne pour les défendre à sa place.
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Le sort des classes populaires n’a jamais changé autrement que grâce à leurs propres mobilisations, comme en Juin 1936 ou
en Mai 1968. Celles-ci viendront car nous n’aurons pas d’autre choix. Mais les luttes de demain se préparent dès
aujourd’hui dans les consciences.
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Saisissez l’occasion de cette élection pour affirmer que vous n’êtes pas dupes de la comédie électorale. On nous laisse
choisir les pantins qui s’agitent sur le devant de la scène, mais c’est la bourgeoisie qui tire les ficelles dans les
coulisses.
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Montrez par votre vote que vous ne croyez pas en un sauveur suprême, en ces hommes politiques interchangeables. Derrière eux,
il y a les puissances de l’argent auxquelles il faut que nous imposions les exigences du monde du travail.
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Votez Lutte Ouvrière, votez Nathalie Arthaud !
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