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L'actualité du communisme face à la mondialisation capitaliste
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7 novembre 1997
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Le capitalisme a construit les bases matérielles du socialisme
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Le grand mérite historique du capitalisme, par rapport aux formes d'organisation économique antérieures, c'est d'avoir
développé les capacités de production à une échelle insoupçonnée jusqu'alors.
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Il a fait sortir les sciences et les techniques de leur berceau, pour les mettre au service du développement capitaliste. Il a
remplacé les ateliers par des usines de plus en plus grandes se fournissant dans le monde entier et produisant pour le monde
entier ; l'agriculture parcellaire par l'agriculture industrielle ; la boutique des usuriers par de puissantes banques qui ont
des capitaux dans un grand nombre de pays. Il a poussé la division internationale du travail à un point tel que l'économie
est aujourd'hui un tout à l'échelle de la planète. La mondialisation dont on parle tant aujourd'hui est en marche depuis les
débuts du capitalisme. Voilà pourquoi, soit dit en passant, combattre la mondialisation sans combattre le capitalisme, est une
prétention aussi utopique que réactionnaire. Et c'est bien un signe du recul des véritables idées socialistes et communistes
qu'un parti qui se revendique du mouvement ouvrier, comme le Parti communiste français, se retrouve, par rapport à la
mondialisation, sur les mêmes positions réactionnaires qu'un de Villiers ou qu'un Le Pen. Ce n'est pas la mondialisation de
l'économie qui est mortelle pour la société, c'est le fait que cette économie mondialisée reste soumise aux lois aveugles
du marché et à la domination du grand capital. Mais c'est précisément la division internationale du travail qui permettra
demain à l'humanité, débarrassée une fois pour toutes du capitalisme, de produire suffisamment en qualité comme en
quantité pour assurer à chacun selon ses besoins.
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La recherche du profit privé et la concurrence ont toujours été les seuls aiguillons du développement sous la forme
capitaliste. Même à l'époque, il y a deux siècles, où ce mode de production représentait un progrès considérable par
rapport à l'immobilisme des modes de production qu'il a détruits, le capitalisme s'est toujours développé en poussant à la
misère une majorité de la population pour permettre à une minorité de concentrer des richesses croissantes entre ses mains.
Même dans sa période ascendante, le développement capitaliste a été chaotique, marqué par des crises économiques
périodiques, c'est- à-dire par d'immenses gaspillages de forces de travail.
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Le capitalisme s'est développé dans la souffrance et le sang dont le commerce des esclaves n'a été qu'un des aspects les
plus caractéristiques ; en Angleterre par exemple, où il a débuté, il a grandi en transformant des hommes, des femmes et des
enfants en simple prolongements des machines et affamé, en les chassant de leurs terres, des milliers de paysans pour les
transformer en ouvriers d'industrie surexploités; il a conquis la planète en en faisant l'arène de ses pillages et de ses
guerres coloniales.
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Mais ce qui rend à la fois possible et nécessaire le remplacement du capitalisme par une forme d'organisation économique
supérieure, c'est qu'il est devenu un obstacle au progrès. Les capacités productives depuis déjà des dizaines d'années,
voire un siècle, sont plus que suffisantes pour assurer à tous les peuples de la Terre, une vie convenable. Mais ces
capacités productives ne sont pas contrôlées par la collectivité. Elles sont soumises aux intérêts du profit capitaliste
et aux lois aveugles du marché.
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"L'homme a cessé d'être l'esclave de la nature pour devenir l'esclave de la machine et, pis encore, l'esclave de l'offre et
de la demande. La crise mondiale actuelle témoigne d'une manière particulièrement tragique combien ce dominateur fier et
audacieux de la nature reste esclave des puissances aveugles de sa propre économie. La tâche historique de notre époque
consiste à remplacer le jeu déchaîné du marché par un plan raisonnable, à discipliner les forces productives, à les
contraindre d'agir avec harmonie, en servant docilement les besoins de l'homme".
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Voilà, résumé par Trotsky, quelques années après la révolution d'Octobre 1917, le programme de la révolution sociale.
Mais bien avant la révolution russe, cela avait été le programme du mouvement ouvrier politique, des partis socialistes de la
fin du siècle dernier.
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Et voilà que ce 7 novembre 1917, c'est le peuple russe, ouvriers et paysans sous l'uniforme et le prolétariat industriel qui,
en prenant le pouvoir, a fait de ce programme de transformation sociale un programme de gouvernement.
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